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lundi 9 novembre 2015

la léproserie de Saint Bernard


 Premier jour de liberté, le ciel est dégagé, une douce brise rafraichit l'air, juste ce qu'il faut.
je pars à la découverte de l'île avec quelques guides dans mon sac et les recommandations que je glane ça et là au hasard des rencontres.
En rentrant chez moi la semaine dernière j'ai pris un stoppeur qui pour me remercier m'a emmené admiré


un point de vu au dessus de Saint Denis,

 je connaissais cet endroit mais je n'aurais pas su le retrouver seule. Il y a cinq ans,  Dominique nous avait emmené Anne et moi, dans un restaurant créole, le Saint Bernard. J'avais été impressionnée par les étagères, couvrant


 les murs de la salle à manger, chargées de bocaux colorés au contenu fabuleux: des rhums arrangés aux saveurs multiples. 

c'est là que pour la première fois j'ai gouté le rhum arrangé au géranium, un délice. Je suis ravie d'avoir retrouvé l'endroit, je vais y emmener mon mari,  dans mon souvenirs il est dans les anciens locaux d'une léproserie.
mais avant je ne résiste pas à faire un peu de shopping.... c'est bizarre d'acheter des



nu-pieds...


dans un magasin décoré pour noël !!!

dés que je suis équipé je prend la route "la montagne"au dessus de saint Denis et sans mal je retrouve 



le point de vue
et plus haut 





la léproserie est là


avec ses anciens cachots 



j'ai le temps dune balade, 


de prendre un thé 

avez vous remarqué que je ne porte pas de lunettes ! je commence des essais de lentilles de contact. 15 ans que vous n'avez plus vu mes yeux qu'au travers de carreaux de plus en plus épais !!
ça valait bien un selfie...


dans la cour de la léproserie 

en attendant que le restaurant ouvre, je tiens à m'assurer que le lieu  est bien resté le même. Je veux une jolie surprise pour Bruno.
à l'ouverture du restaurant je ne suis pas déçu le patron est sympathique il prend ma réservation.
je peux reprendre la route.




décidément il est beau ce point de vue.


C'est l'heure de rentrer à Saint André, je me suis inscrite dans une salle de sport pour compenser la piscine (clin d'oeil à mes potes de Nautiland qui me suivrait sur "petite planète". )
c'est pas mal j'ai un coach souriant et sans pitié qui me fait transpirer, ce qui n'est pas difficile en période d'été austral. ça me fait beaucoup de bien, surtout quand ça s'arrête !

samedi 7 novembre 2015

arrivée !

j'ai quitté la métropole,


 couleurs d'automne,




pris un joli n'avion



 12H de vol c'est long, même avec les films DVD,


et puis c'est l'arrivée : en été,

j'ai été reçu par Suzette, Ido, leurs filles  et petit fils, charmants. ils m'ont offert de partager leur déjeuner dominical et une fois mes valises vidées,  je me suis écroulée jusqu'au lendemain, ce qui n'étonnera personne après une nuit blanche dans l'avion. Mon sommeil a été perturbé par


 le chant du coq Réunionnais,

 en fait une chorale de coqs que dis-je une fanfare de coqs !  ça fait tout drôle quand on est encore à l'heure métropolitaine (2H30). Je me suis finallement réveillée au son



d'une énorme averse tropicale, de ce côté du monde l'été est aussi un peu la saison des pluies ... chaudes, je n'ai pas résisté à une douche dans le jardin.  Sur la table


de mon balcon.

des morceaux de papaye et d'ananas joliment coupés était déposés pour mon petit déjeuné.
Une attention de Suzette.
Suzette et Ido ont beaucoup fait pour faciliter mon acclimatation. Comme j'animais mes  premières formations le lendemain de mon arrivée je n'ai pas vraiment eu le temps de m'installer.
Ido m'a expliqué l'itinéraire pour le Tampon et Saint Pierre lieux de mes premiers groupes et hop ! en route !


en traversant la plaine des cafres, et des palmistes pas loin du volcan, je n'en reviens pas d'être là ! j'a l'impression de vivre une aventure !
 La première semaine a été déroutante, tout ce que j'ai préparé depuis l'Alsace prend une  autre dimension ici:
 les distances ne se calculent pas en km, mais en temps passer sur la route , selon les horaires de pointe ou pas, s'il fait jour ou s'il fait nuit .
 S'il pleut,  il faut prévoir de changer d'itinéraire , certaines routes sont fermées.
une commune est en fait  un ensemble de villages des hauts et de villages des bas sur des kilomètres carré. Lorsque je réservais une salle de séminaire à Saint Pierre  j'étais à des lieues d' imaginer que je réservais à une demi heure de route de montagne de la ville donnant son nom à la commune.  avec ma chance légendaire je ne suis jamais arrivée en retard ! les formation se sont bien passées ont été très agréables avec un bon esprit, puis il fallait encore rentrer au gîte et là c'était de nouveau la surprise.  les retours ne ressemble en rien aux allers ! J'ai mis le double de temps, la nuit tombée avec un brouillard dont la densité est accentuée par l'obscurité,  sur des route en épingle avec des bords abruptes pas question de  se louper!  Heureusement les routes sont impeccables, plus larges que dans mon souvenir.
enfin et j'aurai fait le tour des difficultés, les journée sont courtes à 18H30 il fait nuit noire il vaut mieux se lever avec les coqs mais ça, je ne m'y suis pas encore faite !

Professionnellement je fais des rencontres, très facilement. des membre de la maison du diabète de Saint Paul m'ont réquisitionnée pour une journée d'action de prévention, je vais pouvoir rencontrer la population et des infirmières libérales !  c'est très sympas et utile.  Je ne perd pas de vue que je veux profiter de ce voyage pour apprendre à ralentir. Je compte bien profiter de l'île et prendre du bon temps après le démarrage des formations la rédaction des compte-rendus.
En attendant je profite d'une virée en ville à la recherche d'un adaptateur MAC pour internet pour passer un moment au bord de l'océan et manger un cari de poisson au quai Gilbert terrasse au bord de l'océan indien


 un petit cardinal m'a tenu compagnie ...




et sur la route j'ai vu 2 paille-en-queux, Suzette m'a dit que j'avais de la chance ... 



c'est vrai que j'ai de la chance ! 


samedi 31 octobre 2015

c'est parti !

21H55 j'ai dit au revoir à mes patients, à mes collaboratrices, il me reste une journée pour boucler mes valises. Cela fait plusieurs mois que je ne vois plus passer le temps, j' ai enchainé les formations dans toutes la France, les partages de pratiques en Alsace et biensûr les soins à mes patients entre tout ça, j'ai prospecté les potentiels stagiaires sur l'île de la Réunion, j'ai concentré toute mon énergie dans la réalisation de ce projet, partir sur l'île de la Réunion, animer des partage de pratique. Je touchais au but quand le 25 septembre une mauvaise nouvelle est tombée : < l'enveloppe budgétaire du DPC allouée aux infirmières est entièrement consommée> en langage décodé cela signifiait qu'il n'y a plus d'argent cette année pour de nouveaux inscrits. La guigne. Cette nouvelle aurait pu faire capoter mon projet mais je ne me suis pas résolue à perdre le bénéfice de mon travail, ni les efforts consentis par ma petite planète depuis deux années durant lesquelles  j'ai été peu disponible pour mon mari, mes fils, mes petits enfants ou je n'ai profité d'aucun temps libre. Il a fallu convaincre l' entreprise qui m'emploie que l'effort financier consenti pour me faire partir serait un investissement, un pari sur l'avenir. J'ai été entendu, demain je m'envole pour 7 semaines ...j'ai beaucoup de projet sur place, découvrir d'autres pratiques, rencontrer des professionnels, d'autres cultures, je rêve aussi de tous les merveilleux paysages que je vais voir et le bonus c'est la venue de mon Grand Homme qui me rejoins un mois. On l'a bien mérité !
J'ai un autre objectif: profiter de ce voyage pour essayer de changer de rythme de vie. Voilà c'est le top départ ! j'ai du mal à apprécier ce moment que j'ai tellement espéré, je suis comme anesthésiée je crois que J'ai TROP travaillé.
Demain je quitterai ma maison et mon mari, 23H plus tard je serais dans le meublé que je loue à Saint André.


c'est une belle victoire ....

dimanche 2 août 2015

hommage au doyen

Je remercie ma famille époux fils belle fille petits-enfants de m’avoir accompagné dans ce voyage dont le but était de dire adieu à mon grand père. Je pense que l’essentiel de ce deuil a été fait lors de ma dernière rencontre avec lui, j’ai juste besoin de lui dédié un moment, d’ arrêter le temps, réfléchir à ce qu’il m’a légué, c'est l'objet de ce voyage vers le lieu où il a finit sa vie :la Ciotat.
Je reconnais mon grand père dans mon physique, courte sur patte et trapue, j’espère qu’il m’ a transmit  avec mes petites jambes musclées, quelques gènes qui ont fait sa vitalité, physique et mentale. Son hygiène de vie quasi irréprochable l’a mené jusqu’à un âge avancé, autonome, intellectuellement et physiquement. Je considère que c’est l' héritage qu'il me laisse sur lequel je continuerai de veiller. 


                           


L’annonce de sa mort a fait remonter des souvenirs, le passé  m’intéresse et m’interpelle parce qu’il éclaire le présent et permet de  construire l’avenir selon nos valeurs et notre désir.
Mon grand père était le doyen de notre famille,Ceci me mène tout droit à réfléchir au sens que je donne au mot  famille et ce qu’il recouvre pour moi.  Je souhaite ici partager le fruit de cette réflexion : 
On nait dans une famille, certaine religion ou philosophie avance que l’on choisit la famille dans laquelle on nait, si c’est le cas, je suis honorée de votre choix mes fils et petits enfants,cependant je ne pense pas que ce soit le plus important, ce qui m’importe, c’est le chemin sur lequel on conduit notre famille, le sens que l’on donne à ce lien particulier qu’est la relation familiale. 
Ce lien, pour fort qu’il soit, ne doit pas être une chaine mais plutôt un baudrier, il nous soutient et nous permet d’escalader notre montagne, en sécurité, tout en gardant la sensation de liberté que procure l’escalade d’une paroi rocheuse. Plus on est en sécurité, plus on est libre d’aller loin, haut vers les sommets auxquels on aspire. 
Vous l’avez je crois comprit on choisit d’entretenir avec soin son baudrier, en tout cas c’est mon choix.

Vous aussi, avez perdu votre arrière grand père, votre arrière arrière grand père, quelque soit ce qu’il a représenté individuellement pour vous, merci d’avoir saisi cette occasion de nous réunir et de passer ce moment ensemble.


C'est devant ce magnifique couché de soleil que nous avons salué notre doyen, accompagné de l'adagio de Barber.

vendredi 24 juillet 2015

sauve une vie le matin ... post N°2

Le lendemain, au réveil je suis encore fourbue des déboires de la veille.  Mes cousins me proposent de rester chez eux jusqu'au  lendemain, puisqu'ils passent le week end en Alsace, nous ferons le voyage ensemble. C'est tentant mais j'ai des préparatifs en vu à la maison, les garçons se sont annoncés la semaine prochaine, je boucle donc mes bagages, Oups ! je ne trouve plus ni mes papiers, ni mon portable, ni mes cartes de crédit ! Ils ont pu m'être volés dans le RER. J'ai  la scoumoune, le mauvais oeil, on m'a jeté un sort, y'a un truc qui cloche chez moi, c'est sûr!
Nathalie me prête sa carte bleue pour repartir, et me dépose devant la station du  RER. L'ambiance est électrique dans Paris,

les Taxis sont en grève,


 les gens sont agressifs, 


je fais un crochet aux objets trouvés,

 là on me signifie que c'est trop tôt pour avoir des nouvelles d' objets disparues hier soir, il faut attendre 24H, je souhaite remplir une déclaration de perte on ne sait jamais, puis je vais


 au bureau de police de la gare de l'est pour faire une déclaration de vol,

 l'agent  m'indique que la déclaration prendra 1 heure, j'ai un train dans 50 minutes,  pas question que je le rate ! je ferais la déclaration chez moi, je n'aspire plus qu'à rentrer, m'allonger dans mon jardin. Je vais m'acheter mon billet, un billet classique, en papier !


Au guichet un atroupement de grévistes m'accueillent 

pas de vente de billets aujourd'hui ! Un fou rire me prend, en pensant que s'il me venait à l'idée d'écrire cette journée dans le blog, vous seriez nombreux à penser que j'en fais des tonnes ! difficile de croire que tant de mésaventures arrivent à une seule personne, en si peu de temps et pourtant... j'envoie des messages à Nathalie pour lui pour raconter la suite de mes déboire, non sans humour elle me conseille de ne pas trop en rajouter, car  comme souvent les comédie c'est un peu indigeste,


voire plus crédible !!

toujours est il qu'il faut me rendre à l'évidence, on ne me vendra pas de billet au guichet pour le train qui part dans 20 minutes. La jeune femme gréviste surprise de mon fou rire me dit d'acheter le billet dans le train en me précisant que je ne "devrait" pas avoir de problème de pénalité... Trêve de plaisanterie, je ne vais pas risquer de payer en plus une amende dans le train ! compatissante elle me conseille, pour plus de sureté, de  trouver un contrôleur sur le quai et de lui expliquer la situation.
je me dirige vers le quai et là effectivement


une queux de voyageurs patiente pour acheter des billets devant le train. 

Je prend la file, Lorsque on tour arrive, une dame essoufflée et pleurant soutenue par un agent de la SNCF passe devant moi, la dame ne se sent pas bien, il faudrait lui établir un billet pour Strasbourg et la faire monter dans le train sans attendre, c'est vrai quelle n'a pas bonne mine, elle est écarlate et se plaint  pleurant à moitié, anxieuse de voyager seule, je lui  propose de me mettre assise à côté d'elle, dés que j'aurai mon billet, le contrôleur propose de nous mettre

                                                    
 en première classe chouette !! 

pendant que le contrôleur établit mon billet j'interroge la dame sur son malaise, elle a mal au ventre mais n'a rien mangé depuis hier ... non, ce n'est pas la faim,  oui, elle a pris un peu de sucre et ressent surtout une immense fatigue mais elle ira mieux lorsqu'elle pourra se reposer.
Je m'étonne, la fatigue ne fait pas mal ... C'est alors qu'elle est oppressée, surtout au niveau de la poitrine je suis aussitôt en alerte, cette pression lui comprime la poitrine et elle ressent une douleur qui irradie dans l'épaule !! là je n'ai plus de doute sur la conduite tenir ... plus question de voyager avec la dame

c'est le SAMU. qu'il faut ici et maintenant ! 

ça ressemble plutôt à un infarctus ce qu'elle décrit là !  j'essaie de faire preuve de persuasion sans l'affoler, je lui demande de s'allonger, de poser son sac, je demande au contrôleur d'appeler les secours immédiatement,  mais la dame veut prendre son train, j'explique au contrôleur qu'il ne faut pas laisser cette personne monter dans le train, avant qu'elle soit vu par un médecin, heureusement le contrôleur comprend l'urgence de la situation et appelle les secours de la gare  les pompiers ne tarde pas à arriver.  Je monte de justesse dans mon train, une heure plus tard le contrôleur me remercie,  c'est confirmé la dame a été emmené d'urgence à l'hôpital! Biensûr je n'ai rien fait d'autre que demander de l'aide, mais si elle avait pris le train et bien qu'il soit équipé de défibrillateur, le temps de stopper le train, que les secours arrivent le risque était grand.


Fière de moi 

j'ai téléphoné à  tout le monde ! mes fils, mon mari, ma planète....
La réflexion de Nathalie m'a laissé perplexe :
<<tous les contre temps que tu as eu depuis hier t'ont mené à éviter le pire à cette femme ...>>

ce qui me fait valider la maxime du jour dont l'auteure est ma petite fille Léa :
<<qui rate son train aujourd'hui, sauvera une dame demain ! >>

je suis enfin arrivée chez moi, accueilli par mon cher mari, j'ai fini la journée dans  un transat avec Gavalda et un coca glacé devant le bassin : les vacances quoi !

jeudi 23 juillet 2015

qui rate son train le soir .... post n°1

En rentrant de Lille où je donnais la dernière formation du semestre, j'ai vécu quelques aventures ...
Chaque voyage est l'occasion d'améliorer mon organisation ...  ou pas .... Cette fois je suis entrée de plein pied dans l'ère du E-BILLET,



 cette avancée me propulse dans le siècle de la dématérialisation.

 Propulsion anxiogène, finit le papier, toutes les infos concernant le voyage sont sur la puce de ma carte voyageur, des rappels me parviennent par SMS. ça commence mal,  j'ai malencontreusement effacé celui m'indiquant l'heure de ma correspondance à Paris.  J'ai repéré des bornes jaunes à partir desquelles je  devrait pouvoir consulter mes transactions, à condition de trouver où insérer la carte et quelle carte insérer ...



                                                        je n'ai jamais trouvé.

Prudente, j'ai réservée dans le DERNIER train au départ de Paris destination Strasbourg, me ménageant ainsi assez de temps pour passer de gare du nord à gare de l'est. Arrivée Gare de l'est,



 sur un panneau d'affichage ( à l'ancienne)

 Je lis :Strasbourg 21h 05, il est 20H15.  50 mn d'attente .... J'ai largement le temps de casser la croute ! en entamant mon sandwich poulet césar,




je regarde s'éloigner le TGV de 20H25 pour Strasbourg,

 regrettant de n'avoir pas pris un billet échangeable qui m'eut permit de rentrer plus tôt.  Je flâne dans le point relais librairie et choisie le dernier Gavalda. Acheter un roman, je ne connais pas de meilleure façon d'entamer les vacances ! Je suis joyeuse, la tension de la journée retombe, ce soir je retrouve Grand homme, le programme de notre week end est particulièrement réjouissant, nous recevons Nathalie et Emmanuel avec qui nous allons marcher en montagne ... la tête pleine de plaisantes perspectives,  je me dirige vers le quai où est annoncé mon train, je suis surprise de ne voir



 ni TGV, ni aucun voyageur sur le quai,

 je suis la première, dix minute avant le départ, c'est surprenant...  un doute me saisi, j'ai peut être mal lu le N° du quai . je vérifie le tableau et constate stupéfaite mon erreur ! je me suis référé au tableau des trains à l'arrivée et non pas au départ !!  Je réalise que j'ai regardé partir  le dernier  train de la journée ! Mon train !  je suis abasourdie par mon manque d'attention. Je vais au bureau des réclamations pour voir si je peux faire quelque chose pour rattraper ma bêtise au moins faire rembourser mon billet, là, un groupe de voyageurs excédés d'avoir raté leur correspondance en raison d'accident sur la voie, exige d'être rapatrié en taxi, le ton monte, il y a de la bagarre dans l'air, quand c'est mon tour je me fais toute petite, je n'ai rien à réclamer, juste réparer ma bévue si possible. Non, le monsieur, accablé ne peut définitivement rien pour moi, mon billet est perdu et je dois trouver un endroit où passer la nuit. Je préviens mon chéri,  je ne rentre pas ce soir. Où vais je bien pouvoir passer la nuit ? je lance un

 à Marie,

 son année scolaire est finit mais elle est peut être encore à Paris et pourra peut être m'héberger pour une nuit, Marie ne répond pas, J'appelle Nathalie puis Emmanuel puis Jeanne, tous sont aux abonnés absents. Ils sont peut être de sortie je n'ai pas du tout envie de chercher un hôtel, je préfère patienter, quelqu'un finira bien par rentrer. Après une demi heure,Nathalie décroche enfin ...


 toute la famille était  occupée à récolter les premiers légumes !

 Emmanuel s'est mit au jardinage, avec succès d'ailleurs.  je suis rassurée mais toutes ces émotions m'ont épuisées, mes bagages pèsent des tonnes.La soirée devrait se dérouler sans encombre à présent, que nenni ! la Gare de Lyon est en travaux, impossible de trouver le quai d' où part le RER D' Alfortville, je suit les indications qui me fond tourner en rond, j'ai l'impression d'être dans une dimension parallèle, la foule grouillante de fin de journée a laissé place à une faune plus inquiétante, je me fait  interpeller, pas méchamment mais l' état de stress dans lequel je me trouve me fait craindre  le pire, j'ai le coeur battant, je me sens en milieu hostile, dans le RER je vérifie dix fois que je suis dans le bon sens, il n'est pas loin de 23H00 je n'ai plus la force de marcher jusqu'a chez mes cousins, je leur demande de récupérer à la station et c'est avec soulagement que je vois arriver la voiture d'Emmanuel qui passe à ma hauteur, me dépasse,  puis s'éloigne ... il ne m'a pas vu !! bon il faut se faire à l'idée : cette journée est pourrie !
arrivée chez mes cousins,



mercredi 3 juin 2015

Pourquoi pas ?

Étudiante je caressais l'idée de voyager. Diplômée, un premier bébé en kangourou, je suis partie, accompagnée de ma soeur jusque .... Strasbourg. Début d'une belle aventure, mais pas d' horizon lointain en vu. J'ai rencontrer l'Amour, d 'autres priorités se sont imposées à moi.  Aujourd'hui une opportunité m'est offerte grâce a ce travail de formatrice de réaliser ce rêve. Partir animer des formations sur une île paradisiaque que je connais un peu : La Réunion. C'est bien plus excitant qu'un projet de vacances, j'aime l'idée de vivre, de travailler de rencontrer des professionnelles, ailleurs ...
j'ai élaboré, budgétisé  et proposé mon projet à l'entreprise qui m'emploie comme prestataire. Ils m'ont accordé leur confiance, je suppose sur la base des bons résultats que j'ai eu cette année. C'est enthousiasmant mais ça ne fonctionne pas aussi simplement qu'il y parait.
il faut avant tout prospecter des groupes d'infirmiers intéressés par le thème que je propose. La distance, le décalage horaire, sans évoquer une certaine inertie ... rendent la prospection compliquée.
Je m'accroche, je persévère, je suis en ligne avec le bout du monde chaque jour et je rêve du  moment où l'avion décollera. Embarquement pour 8 semaines de dépaysement total dans un endroit merveilleux. Grand homme me rejoindra lorsque je serai installée, j'aurai beaucoup de temps libre entre les jours de formation, je vais vraiment m'éclater je crois. Je prévois de m'envoler fin octobre jusque fin décembre !



je serai de retour pour Noël ....